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VALORISATION DE L’AZOTE AMMONIACAL POUR L’AGRICULTURE

ÉPANDAGE: LES MÉTHODES TRADITIONNELLES

Le lisier, tout comme le fumier, constitue un fertilisant riche en macro-éléments (N-P-K) et  divers autres nutriments, dont des oligo-éléments. Souvent décrié du fait notamment des odeurs qu’il dégage, il n’en constitue pas moins une source importante d’engrais naturel pour l’agriculture.

Pour épandre le lisier on utilise une gamme diversifiée de véhicules spécifiques. Le véhicule d’épandage est équipé d’un réservoir à lisier et de systèmes mécaniques qui varient selon la méthode d’épandage choisie. La tonne à lisier se présente sous forme d’une citerne en acier galvanisé fixée sur une remorque à un ou plusieurs essieux.

L’incorporation

Pour pallier aux problématiques engendrées par un épandage en surface qui sont entre autres l’émission de gaz à effet de serre, la volatilisation de l’ammoniac et l’augmentation de la concentration en phosphore de la surface du sol, on a recours à des procédés d’incorporation.

Les principales méthodes d’incorporation( il existe une quantité importante de variantes en fonction des effecteurs utilisés sur les tonnes à lisier)  consistent à mélanger, durant l’épandage,  le purin  avec  la couche superficielle de sol.

L’injection directe d’une matière liquide dans le sol constitue également une forme d’incorporation. Des tuyaux de descente flexibles, appelés pendillards, soutenus par un bras peuvent épandre le liquide sous le feuillage, directement à la surface du sol. La rampe est positionnée à faible hauteur par rapport au niveau du sol et dotée de tuyaux qui permettent de distribuer le lisier à épandre. Chaque pendillard peut aussi être attaché à un patin de métal qui glisse sur la surface du sol, la débarrassant des résidus et créant une dépression pour le liquide. Cette méthode limite les pertes d’ammoniac et réduit au minimum les odeurs en exposant peu le liquide à l’air.

Ces pratiques permettent de limiter les odeurs,  les risques de ruissèlement et donc de garder les éléments nutritifs dans le sol et de réduire la volatilisation de l’azote ammoniacal. En effet, La méthode d’épandage et la présence ou l’absence d’incorporation ont un  impact sur la quantité d’azote qui sera accessible et assimilable par les cultures.

Le cas de l’aéroaspersion par rampe

L’aéroaspersion  basse est une technique qui consiste à asperger le  lisier à faible hauteur du sol. Elle permet d’épandre le lisier uniformément. Cependant les purins et lisiers qui contiennent moins de 7 % de matière sèche doivent être épandus à l’aide de rampes afin de prévenir la formation de bruines. Les bruines constituées de gouttelettes ont en effet tendance à  se disperser avec le vent, à favoriser la volatilisation de l’ammoniac et à répandre les mauvaises odeurs.

LA VOLATILISATION DE L’AZOTE AMMONIACAL

L’azote est un élément crucial pour les végétaux. L’azote contenu dans le lisier existe sous deux formes : l’azote ammoniacal ,  et l’azote organique. L’azote ammoniacal est immédiatement disponible pour les cultures s’il n’est pas perdu par volatilisation ou lixiviation après nitrification.

Extrêmement volatil, l’ammoniac (NH3), lors de l’épandage et immédiatement après,  représente une perte importante de source azotée pour les cultures. Sous certaines conditions atmosphériques (température, vent, …) la volatilisation de l’azote ammoniacal peut représenter une perte de 80 % de ce composé durant et juste après l’épandage. Il est à noter que la volatilisation du composé ammoniacal est liée à d’autres substances malodorantes. Réduire la volatilisation c’est aussi réduire, dans une certaine mesure, les odeurs.

Le lisier constitue pour les cultures une source importante d’azote ammoniacal. La volatilisation intervient rapidement après l’épandage et en fonction de son exposition à l’atmosphère. Dans certains cas de figure lorsque cette volatilisation est importante l’agriculteur est amené à pallier à cette perte par l’ajout de fertilisants minéraux. Le lisier est l’une des matières résiduelles fertilisantes qui comprend le plus d’azote ammoniacal

Pour imiter les pertes il convient de recourir à des méthodes d’incorporation pour éviter le laisser le lisier en surface après épandage. Si c’est le cas la perte sera importante et ce rapidement, 50 % de la volatilisation pouvant intervenir dans les quatre heures qui suivent l’épandage.

SOLUGEN: LA VALORISATION DE L’AZOTE AMMONIACAL

La technologie de traitement de lisier de Solugen permet de dissocier les éléments constitutifs du lisier.

Si l’on prend l’exemple d’un lisier de maternité nous aurons après traitement :

  • 84 % du volume traité sous forme d’eau pure réutilisable. (*)
  • 10 % du volume traité sous forme solide (environ 30 % de matière sèche) riche en phosphore (85 % du phosphore contenu dans le lisier traité)
  • 4,5 % du volume traité sous la forme d’un concentré liquide de potassium
  • 1,5 % du volume traité sous la forme d’azote ammoniacal liquide.

(*) les pourcentages  peuvent être soumis à quelques variantes .

Il en résulte les avantages suivants :

  • Des coûts de transports drastiquement réduits en ce qui concerne la fraction solide et le concentré de potassium
  • Une fertilisation plus facilement dosable, notamment en ce qui concerne le phosphore,  et le respect facilité des plans d’agro fertilisation.
  • Une réduction importante des gaz à effet de serre normalement générés lors de l’entreposage (surtout lors du brassage du lisier) et de l’épandage

Et une conservation de l’azote ammoniacal sous une forme liquide dont la majeure partie aurait été perdue lors de l’épandage en l’absence de traitement du lisier.  Cette forme plus stable que l’ammoniac en termes de volatilisation constitue un fertilisant azoté de premier choix, notamment en injection ou en fertigation et facile à utiliser et à doser en fonction du niveau de concentration de la solution.

https://www.soilcc.ca/ggmp_fact_sheets/pdf/QU_Vol-N-Rochette.pdf

http://www.omafra.gov.on.ca/french/engineer/facts/09-072.htm

https://engrais.ooreka.fr/astuce/voir/343157/epandage-lisier

https://www.laterre.ca/actualites/cultures/engrais-la-bonne-dose-au-bon-endroit-au-bon-moment

https://www.agrireseau.net/agroenvironnement/documents/Fiche_lisiers.pdf

https://www.soilcc.ca/ggmp_fact_sheets/pdf/QU_Vol-N-Rochette.pdf

https://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Recherche_Innovation/Grandescultures/811106.pdf

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