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Lors du traitement des eaux usées par une station d’épuration il demeure un résidu solide qualifié de boue et dont la siccité peut varier selon les cas. La siccité est exprimée en pourcentage massique de matière sèche. Ainsi une boue avec une siccité de 10 % présente une humidité de 90 %.

Ces boues sont, selon le type d’eau des boues d’origine résidentielle (généralement traitées par les municipalités), des boues industrielles ou d’origine agroalimentaire.

Ces boues, constituées essentiellement de matière organique et minérale, sont aussi appelées bio solides, et ont une apparence pâteuse, voire solide, notamment si elles sont déshydratées. Selon leur origine et leur niveau éventuel de toxicité ces boues peuvent entrer ou non dans la catégorie des matières résiduelles fertilisantes (MRF).

Les MRF

Parmi les MRF on retrouve, outre les boues issues de traitement des eaux usées, d’autres résidus qui présentent des propriétés fertilisantes (cendres, composts, résidus urbains et industriels dont l’innocuité permet l’épandage). Ainsi les sols sont enrichis de nutriments biodégradables qui seront décomposés pour enrichir le substrat et optimiser la production végétale. Toutefois toutes les MRF ne sont pas épandues sur les sols agricoles, elles doivent répondre à certaines exigences émises par le ministère de l’environnement. Les alternatives sont l’incinération et l’enfouissement. Les bio-solides d’origine, étant comme les fumiers et lisiers, riches en phosphore et azote, présentent un intérêt pour des cultures telles que le maïs et le soja.

En 2015, on a épandu plus de 1,3 million de tonnes de MRF sur les sols du Québec, dont 0,3 millions de tonnes de biosolides municipaux. Plus de 70 % de ces MRF ont été épandues sur des terres agricoles. Environ 1 700 entreprises agricoles ont utilisé des MRF en 2015, dont 600 ont utilisé spécifiquement des biosolides municipaux. L’ensemble des MRF comptait pour 3 % des apports en phosphore sur les sols agricoles, contre 31 % pour les engrais minéraux et 66 % pour les fumiers.  Ces biosolides ont été principalement épandus pour fertiliser des cultures destinées à l’alimentation animale ainsi qu’en sylviculture et pour la végétalisation de sites dégradés. (1)

Les boues d’épuration

Une boue se caractérise par sa siccité, son taux de matières volatiles sèches (MVS) et sa consistance physique

Boues liquides / siccité de 0 à 10 %

  • Boues pâteuses / siccité de 10 à 25 %
  • Boues solides / siccité de 25 à 85 %
  • Boues sèche / siccité supérieure à 85 %

Ces boues ont en général des vertus fertilisantes et sont donc valorisées par leur épandage sur les sols agricoles, elles peuvent être utilisées en biométhanisation pour produire du biogaz.

Solugen

Solugen traite les lisiers, les eaux usées agricoles (eau de traite du secteur bovin par exemple), mais aussi les eaux qui interviennent dans le cadre d’un processus industriel (eaux issues de brasseries, fromageries, abattoirs, industrie agroalimentaire et industries diverses).

L’eau contaminée, une fois débarrassée de sa fraction solide (valorisable ou non, selon le type d’eau et sa charge en éléments organiques et minéraux), est traitée par le biais d’un procédé d’évaporation/distillation qui fait intervenir compression de vapeur et échange thermique pour limiter l’utilisation d’énergie.

 

Il résulte de ce traitement :

  1. De l’eau pure qui peut représenter jusqu’à 97 % du volume initial,
  2. Des matières organiques concentrées sous forme liquide qui peuvent, elles aussi, selon les cas être valorisées, en fonction de leur potentiel fertilisant.
  3. Un résidu bio solide.

Sources

http://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/articles/boues-epuration (1)

https://corpus.ulaval.ca/jspui/handle/20.500.11794/36796

https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-boue-epuration-7637/

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