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Lisier et ses fertilisants

Le lisier : des excréments et de l’eau ?

La définition du lisier telle qu’elle figure dans Wikipédia par exemple est : ‘’un effluent agricole, mélange de déjections d’ animaux d’élevage (urine, excréments) et d’eau dans lequel domine l’élément liquide’’. En fait c’est un peu plus complexe que cela, et le lisier s’avère être un ‘cocktail’ de tout un ensemble d’éléments dont les proportions varient selon certains paramètres tels que le type d’élevage, la nourriture des animaux et les précipitations dans le cas des fosses à lisier non couvertes.

On distingue donc des éléments endogènes et des éléments exogènes qui composent le lisier :

Endogènes : les matières fécales, urines, poils

Exogènes : eau de lavage, eau de précipitation, débris et objets ajoutés accidentellement

Le lisier étant destiné à être épandu pour ces propriétés fertilisantes, il est donc important de le caractériser et d’en connaitre non seulement les composants, mais aussi leur degré d’innocuité pour les cultures et leurs éventuels risques pathogènes.

Que contient le lisier de porc ?

Le lisier de porc, outre sa forte teneur eau se présente comme un ‘cocktail’ complexe d’azote sous différentes formes, de phosphore, de potassium mais  aussi de calcium, magnésium, sodium, et des oligo-éléments tels que le cuivre, zinc, manganèse, fer, bore, molybdène.

D’un point de vue microbiologique le lisier renferme des bactéries de la flore fécale porcine, telle que  Salmonelle, Campylobacter, ou Yersinia entérocolite. Le lisier peut aussi contenir des molécules médicamenteuses diverses, telles que des antibiotiques par exemples et des substances issues de la dégradation de ces antibiotiques par les mécanismes microbiens présents dans la fosse d’entreposage.

Un fertilisant incontournable. Une caractérisation requise

Le lisier est universellement connu pour ces vertus fertilisantes et est à ce titre, épandu sur les cultures selon une règlementation bien établie. L’épandage doit être effectué selon des règles précises pour une fertilisation adaptée au besoin des plantes et selon le profil des sols. Ces règles permettent d’éviter la migration des nutriments (azote ou phosphore) vers les bassins versants.

Chaque producteur doit faire établir, avant épandage, un plan de fertilisation qui d’évaluer la quantité d’azote et de phosphore pouvant être épandus sur des parcelles identifiées.

La caractérisation du lisier est un protocole en étapes (au Québec):

1 : Estimation du volume annuel de lisier produit

2: Calcul de la fréquence de prélèvement d’échantillons (le lisier voit ses caractéristiques varier selon sa profondeur dans la fosse, la composition des lisiers dans le dernier tiers de la fosse (fond de fosse) est très différente du tiers supérieur) . Prenons un exemple : si l’on doit effectuer 50 voyages de 3000 gallons pour vidanger la fosse et qu’un échantillon doit comprendre 5 prélèvements, il faudra alors effectuer un prélèvement tous les 10 voyages.

3.Préparation, selon une procédure établie, des échantillons à partir des prélèvements effectués

4. Analyse et rapport par laboratoire spécialisé dans l’analyse des engrais de ferme.

Une telle pratique permet meilleure compréhension des besoins en phosphore et en azote  des sols et contribue à limiter  les effets néfastes d’une surfertilisation sur les cultures ainsi que des problématiques environnementales (notamment en ce qui concerne le phosphore).

Non pas un, mais des types de lisier

La répartition et la concentration de ses éléments fertilisants varie cependant selon divers paramètres tels que la maturité de l’animal et le type d’élevage, la période d’épandage. Il  est dans ce cas plus approprié d’utiliser le terme lisier au pluriel. L’eau de lavage, dont la quantité varie selon le type d’élevage et la période de l’année, intervient aussi dans la concentration du lisier en éléments fertilisants ainsi que les eaux de précipitations qui s’accumulent dans les fosses non couvertes.

Voici quelques exemples de ces variations.

Volume de lisier produit par jour

Stade Volume moyen avant lavage

(litres/animal/jour)

Volume moyen après lavage

(litres/animal/jour)

Truie allaitante

16,4

21,5

Gestante

15

15,4

Post-sevrage

1,78

2,30

Engraissement

3,69

4,16

 

Concentration du lisier en éléments fertilisants par stade physiologique  en kg/m3 (valeur moyenne)

Stade N (Azote) P2O5 (Phosphore) K2O (Potassium)
Gestante

3,9

3,8

2,1

Allaitante

3,4

2,1

2,1

Engraissement

7,9 5,5

4,5

Post-sevrage

5,3

4,0

2,8

 

Pourquoi traiter le lisier avec Solugen ?

Outre  les avantages économiques, par exemple  un coût d’opération inférieur en général aux coûts engendrés par la gestion conventionnelle du lisier, déjà évoqués lors de précédents blogues et des bénéfices environnementaux , la solution de traitement proposée par Solugen permet une gestion optimisée des fertilisants du lisier

  • La fraction solide qui concentre la majeure partie du phosphore ne représente que 10 % du volume de lisier (lisier de maternité). Il est donc plus facile et moins coûteux de transporter cette partie fertilisante vers les zones d’épandage, notamment dans le cas de fermes situées en zones agricoles de saturation en phosphore
  • Les produits issus du traitement de lisier affichent une stabilité égale quant à leur composition, il est donc plus aisé de les caractériser.
  • L’analyse des bioproduits (liquides et solide) issus du traitement démontrent leur innocuité, pour l’ensemble des éléments qui les composent, ainsi qu’au niveau des dioxines et furanes
  • L’azote ammoniacal sous forme liquide, extrait du lisier se présente comme un fertilisant simple ce qui permet une application et un dosage adaptés à certaines cultures en termes d’apport azotés et d’éviter les risques de surfertilisation par d’autre éléments.
  • L’azote ammoniacal normalement volatilisé dans l’atmosphère en grande partie lors de l’épandage du lisier est récupéré sous forme liquide et se prête fort bien à la fertigation

Sources:

https://www.craaq.qc.ca/documents/files/Effluents_elevage/caracterisation_lisiers_fppq.pdf

https://www.ifip.asso.fr/sites/default/files/pdf-documentations/tp1998n4levasseur.pdf

https://www.agrireseau.net/porc/documents/PQ%20juin%202013-Le%20lisier%20de%20porc%20vaut%20son%20pesant%20d’or.pdf

https://irda.blob.core.windows.net/media/2136/gasser-2014_presentation_precisions_chap10_gref3.pdf

https://www.researchgate.net/publication/29650120_Composition_of_animal_manure_and_co-products

https://www.quae-open.com/produit/138/9782759205110/les-maladies-emergentes

 

 

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