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Au Québec,  ainsi que dans divers pays, où les pratiques de l’agriculture sont assujetties à des normes  environnementales, il existe un règlement sur les exploitations agricoles (REA) qui encadre les pratiques de fertilisation. Ainsi, la majorité des exploitations agricoles doivent annuellement  recourir à des services d’agronomes pour définir un Plan Agroenvironnemental de Fertilisation (PAEF) assorti d’un bilan phosphore.

Le Règlement des exploitations agricoles (REA)

Le règlement des exploitations agricoles a pour finalité de protéger cours d’eau et lacs et d’améliorer la qualité de l’eau en général. Pour ce faire,  des normes sont établies, qui sont basées sur la capacité des cours d’eau et plans d’eau à supporter les apports en phosphore générés par la fertilisation des terres. Ainsi, l’application des matières fertilisantes, qu’elles soient d’origine animale (fumiers, lisier) ou minérale (engrais minéraux), est règlementée par des normes d’entreposage et d’épandage afin d’éviter un surplus de matières fertilisantes non seulement sur les terres cultivables mais aussi dans les cours d’eau.

Des analyses de sols des parcelles cultivées doivent être effectuées au moins une fois tous les  cinq ans. Ces informations permettent d’établir le plan de fertilisation.

Plan Agroenvironnemental de Fertilisation (PAEF)

Le plan agroenvironnemental de fertilisation est un guide personnalisé, adapté à l’entreprise agricole, qui au delà des recommandations de pratiques de fertilisation dresse aussi un bilan phosphore et permet de fertiliser les sols en fonction de leur capacité à recevoir des compléments de phosphore d’origine minérale ou organique. La finalité du plan, élaboré par un agronome,  est donc d’adapter la pratique de fertilisation au besoin des sols et d’encadrer l’usage et la quantité de matières fertilisantes ainsi que les périodes d’épandage. L’agronome effectue par ailleurs le suivi du plan de fertilisation.

Qui doit produire un PAEF ?

  • L’exploitant d’un lieu d’élevage avec gestion sur fumier liquide
  • L’exploitant d’un lieu d’élevage avec gestion sur fumier solide dont la production annuelle de phosphore est supérieure à 1 600 kilogrammes;
  • L’exploitant d’un lieu d’épandage dont la superficie cumulative est supérieure à 15 hectares, exclusion faite des superficies en pâturage et en prairie. Dans le cas d’une production maraîchère ou fruitière, l’obligation s’applique à l’exploitant d’un lieu d’épandage dont la superficie cumulative est supérieure à 5 hectares;
  • L’exploitant d’un lieu d’élevage avec gestion sur fumier solide dont la production annuelle de phosphore est de 1 600 kilogrammes ou moins et dont la superficie cumulative est celle mentionnée au paragraphe précédent.

Pourquoi le phosphore est-il sous la loupe ?

De 2010 à 2012, selon une  analyse ministérielle, sur un échantillon de 35 cours d’eau en zone agricole 29 d’entre eux affichaient une concentration en phosphore supérieure au critère définissant un risque d’eutrophisation. La capacité de support en phosphore d’une rivière correspond à la résultante des activités humaines réalisées sur son bassin versant tout en respectant le critère d’eutrophisation (activités agricoles, municipales et industrielles).

Par le passé, en l’absence de normes encadrant l’usage de fertilisants, certaines zones de cultures ont vu s’accumuler des quantités  importantes de phosphore dans les sols, créant ainsi des régions saturées en phosphore. Ainsi, en zone agricole, les apports en phosphore  provenant de la fertilisation viennent s’ajouter au phosphore présent naturellement dans les sols. Une partie du phosphore provenant des pratiques agricoles est acheminé par ruissèlement, et érosion vers les cours d’eau, générant des risques d’eutrophisation.

Le bilan de phosphore permet de calculer pour des parcelles considérées leur capacité à recevoir des doses additionnelles de phosphore par fertilisation et de calculer la quantité de phosphore présent dans les matières fertilisantes (notamment dans le cas des fumiers et lisiers) afin d’adapter leur usage lors d’épandage.

Ainsi, il est possible pour l’exploitant de s’assurer qu’il gère adéquatement les fertilisants sur les terres prévues pour l’épandage et qu’il dispose de suffisamment de superficie en cultures.

Par ailleurs, dans le cas d’un exploitant qui n’est pas soumis à un bilan phosphore  et qui reçoit des fumiers et ou lisier en provenance d’un lieu d’élevage assujetti à un bilan de phosphore, l’agronome du fournisseur doit s’assurer d’éviter que le receveur  ne se retrouve dans une situation de surplus en phosphore.

La contribution de Solugen

Une des étapes  du traitement du lisier par le procédé de Solugen consiste à réaliser tout d’abord une séparation liquide/solide. À l’issue de cette séparation, la fraction solide qui représente 10 % du volume initial de lisier concentre 85 % du phosphore initialement contenu dans le lisier. La masse liquide résiduelle est traitée afin d’extraire de l’eau pure, de l’azote ammoniacal liquide et un concentré de potassium. La séparation des différents  fertilisants facilite leur utilisation dans le cadre d’un plan agroenvironnemental de fertilisation et notamment dans le cas du phosphore. En effet ce dernier est concentré dans un résidu solide à 30 % de matières sèches, plus facile à transporter et considérablement moins coûteux dans le cas où le phosphore doit être acheminé vers des zones agricoles non saturées.

 

Sources

https://www.agrocentre.qc.ca/aefp-agroenvironment

http://www.environnement.gouv.qc.ca/milieu_agri/agricole/faq.htm

https://prisme.ca/services/paa-et-paef/

https://extension.psu.edu/programs/nutrient-management/educational/soil-fertility/managing-phosphorus-for-crop-production

https://www.nrcs.usda.gov/Internet/FSE_DOCUMENTS/nrcs143_019096.pdf

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