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Engrais biologiques et engrais chimiques.

L’azote ammoniacal bio de Solugen

Engrais

Les engrais sont des substances fertilisantes organiques ou minérales. La plupart du temps ils sont utilisés sous forme de complexes multiéléments et destinés à apporter aux plantes des nutriments visant à améliorer leur croissance, et à augmenter le rendement et la qualité des cultures. Ils sont utilisés depuis l’antiquité, partout dans le monde et sous de multiples formes.

De quoi sont-ils composés ?

–  On distingue les éléments de base, ou macronutriments: Azote (N), Phosphore (P), Potassium (K) .   On parle d’engrais ternaire si les trois éléments le composent, d’engrais binaire en cas de combinaison de deux éléments de base, et d’engrais simple dans le cas d’un seul élément.  Par exemple, l’azote ammoniacal liquide issu du traitement de lisier avec la technologie Solugen  est un engrais simple.

– Des éléments secondaires, calcium (Ca), soufre (S), magnésium (Mg) ;

– Et des oligo–éléments comme le zinc ou le manganèse par exemple,  et bien d’autres

Les apports sont exprimés en N, P, K et appliqués sous les formes suivantes :

– L’apport azoté sous forme de nitrate NO3, d’ammonium NH4+ ou d’urée CO(NH2)

– Le phosphore sous forme de phosphate de calcium ou phosphate d’ammonium.

– Le potassium sous forme de chlorure de potassium, nitrate de potassium et du sulfate de potassium

Engrais chimiques – engrais biologiques

Les engrais minéraux ou dits chimiques

Un engrais chimique est défini comme une matière inorganique d’origine totale partiellement synthétique, résultant d’un procédé chimique, qui est ajoutée au sol à des fins fertilisantes. Ces engrais sont composés de  substances d’origine minérale, produites par l’industrie chimique, ou par l’exploitation de gisements naturels de phosphate et de potasse. L’engrais principal produit par l’industrie chimique est l’azote. La production mondiale d’azote représente 150 millions de tonnes par an, soit environ 4 800 kilos produits par seconde. L’azote représente 60% de la consommation d’engrais dans le monde, suivi par le phosphate (25%) et le potassium (15%).

Sur la base des tendances actuelles, on estime que l’utilisation mondiale d’azote dans les cultures va doubler pour atteindre 220 millions de tonnes d’ici 2050. L’un des principaux inconvénients des engrais chimiques est que, contrairement aux engrais organiques, certains engrais chimiques ont une teneur élevée en acide comme l’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique. En outre l’industrie des engrais génère une quantité croissante de gaz à effet de serre.

Engrais: effets sur l’environnement

En agriculture intensive les principales conséquences de l’utilisation massive d’engrais sont :

  • Les gaz à effet de serre, par émission de protoxyde d’azote (N2O). Au Québec, les émissions d’origine agricole représentaient en 2010 près de 8 % des émissions totales de GES, soit 6,6 Mt éq. CO2 (MDDEFP, 2013). Une part importante de ces émissions est attribuable à la consommation d’engrais azotés d’origine chimique. Les GES générés lors de la fabrication de ces engrais chimiques ne sont pas pris en considération dans ce calcul
  • L’eutrophisation des cours d’eau lorsque les engrais, organiques ou minéraux, répandus en trop grande quantité par rapport aux besoins des plantes et à la capacité de rétention des sols, sont entrainés vers les nappes phréatiques par infiltration, ou vers les bassins versantspar ruissèlement.

Engrais biologiques

Les engrais biologiques sont des fertilisants  dérivés de matière animale, d’excréments d’animaux (fumier, lisier, guano),  de matière végétale (par exemple, le compost ou les résidus de culture), ou d’origine minérale par extraction sous réserve qu’ils ne soient pas transformés. Certains sont issus de déchets végétaux :  résidus verts, compostés ou pas, et ils peuvent être constitués aussi de plantes spécialement cultivées comme engrais vert (pour produire le purin d’ortie par exemple ), ou des produits à base d’algues marines.

En tant qu’intrants agricoles ils sont soumis à des normes précises. Au Canada ils sont régis par les normes : CAN/CGSB-32.310-2015.

Ils se présentent sous une forme brute :

  • Lisiers
  • Fumiers
  • Minéraux d’extraction non transformés
  • Frass
  • Purin végétal

Ou bien issus d’un processus de fabrication et conditionnés sous diverses formes :

  • farines (plume, sang, crustacés, os, etc.)
  • granulés
  • composts
  • composés liquides
  • tourteaux

Ces fertilisants biologiques, affichent selon  les cas différentes concentrationsé Ils sont appliqués sous forme de complexe N.P.K, ou bien de façon individuelle (un seul élément fertilisant).  Généralement moins concentrés que les engrais de synthèse, notamment en azote, ils sont généralement plus onéreux.

Ils sont particulièrement prisés par l’agriculture biologique, qui en Amérique du nord et en Europe, connaît une croissance importante. Au Québec la vente d’engrais biologiques représente chaque année quelques 300 millions de dollars (Source : Statistique Canada)

Au niveau mondial, début 2019, 93 pays s’étaient dotés d’une réglementation pour l’agriculture biologique . Le marché bio mondial est estimé à près de 144 milliards de dollars (CAD)en 2017 et a dépassé 155 milliards de dollars (CAD) en 2018. La surface mondiale cultivée suivant le mode biologique  est estimée à près de 70 millions d’hectares fin 2017. Elle représentait 1,4 % de l’ensemble du territoire agricole des pays enquêtés. Près de 2,9 millions d’exploitations agricoles certifiées bios ont été enregistrées en 2017.

L’azote ammoniacal de Solugen

En agriculture biologique l’azote biologique est l’élément le plus difficile à produire, et  l’un des plus onéreux. La majorité des fertilisants azotés le sont sous forme de complexe et non sous une forme simple (azote uniquement). Par ailleurs, les taux de concentration à quelques exceptions près dépassant rarement 5 %.

Le procédé de Solugen pour traiter le lisier, outre les avantages  environnementaux et  économiques qu’il procure, produit une solution d’azote ammoniacal biologique qui s’inscrit tout à fait dans les attentes de l’agriculture biologique et en parfaite adéquation avec les principes d’une économie circulaire. À suivre donc.

Sources

https://technoscience.ca/laureat/engrais-bio-vs-chimique/

https://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Regions/LavalLanaudiere/Journeesagricoles2016/10h45JeanDuval.pdf

https://fertilisation-edu.fr/le-raisonnement-de-la-fertilisation/azote-et-soufre/choix-de-la-forme-d-engrais.html

https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Productions/Agroenvironnement/fertilisants/Pages/engraisetamendementsmineraux.aspx

https://lystek.com/biofertilizers-vs-synthetic-chemical-fertilizers/

http://www.rroij.com/open-access/biofertilizer-as-an-alternative-for-chemical-fertilizers.php?aid=86649

https://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Regions/SaguenayLacStJean/Intrantsutilisablesenagriculturebiologique.pdf

https://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/1488-production-mondiale-d-azote.html#:~:text=La%20production%20mondiale%20d’azote,et%20le%20potassium%20(15%25).

https://www.agencebio.org/wp-content/uploads/2020/02/Carnet_MONDE_2019-1.pdf

https://www.actu-environnement.com/ae/news/gestion-eau-difficile-equation-economique-environnementale-18212.php4

 

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